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Samar

Samar

le récit qui (r)Eveille

Chaque semaine, l'épisode que personne ne raconte

Le récit de cette semaine

Une once d'or, cent onces d'or

Tout le monde connaît Bilal sous la pierre. Presque personne ne connaît ce qu'Abu Bakr a répondu ce jour-là.

Bilal ibn Rabah est un Abyssin, un homme noir, esclave à La Mecque. Parce qu'il a embrassé l'islam, son maître, Umayya ibn Khalaf, le fait traîner sur le sable brûlant, une pierre sur la poitrine. Bilal ne répète qu'un mot : Un. Un.

Abu Bakr passe, voit la scène, et l'achète pour le libérer.

Le marché conclu, Umayya ricane : « Si tu avais refusé de payer plus d'une once d'or, je te l'aurais vendu quand même. »

« Et si tu avais refusé de le vendre à moins de cent onces, je l'aurais acheté quand même. »

Abu Bakr

Plus tard, Umar ibn al-Khattab dira : « Abu Bakr est notre maître, et il a affranchi notre maître, Bilal. »

La perle

Pour Umayya, un homme valait une once d'or. Pour Abu Bakr, il n'avait pas de prix. Umar, lui, appelle « notre maître » l'ancien esclave. Ce qui fait la valeur d'un être, ce n'est ni sa couleur ni son rang : c'est ce qu'il porte dans le cœur.

L'action

Aujourd'hui, regarde quelqu'un que le monde place en bas, et traite-le comme Umar parlait de Bilal.

D'après la biographie prophétique (Ibn Ishaq, Ibn Hisham) et al-Bukhari 3754.

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